La journée a commencé tambour battant par la visite du CEDRE :
Karen Quintin, membre du club et responsable « communication » nous a exposé la variété des missions de cet organisme né du désastre de l’Amoco Cadix. Son but concerne tout ce qui a trait à l’étude et aux modalités de traitement des pollutions marines, ainsi qu’à la diffusion des informations qui en découlent.
Nous avons d’abord visité le centre de documentation ; il est accessible à tous les organismes et responsables intéressés par le sujet. Le CEDRE entretient en effet des relations et échanges suivis avec de nombreux pays et autorités maritimes. Il a développé une expertise saluée internationalement. Nous visitons ensuite le labo, son couloir labyrinthe et ses colonnes d’eau où l’on recrée houle, brassage du vent et dispersion en profondeur afin d’étudier le vieillissement et la dégradation des différents polluants, etc…
Le CEDRE se charge aussi de la formation des équipes d’intervention : à l’extérieur un bassin avec estran sablo/rocheux est dévolu à l’entraînement … On imagine les stagiaires engoncés dans leurs combinaisons oranges, englués dans un mélange sablo-visqueux noir et raccordant des tuyaux de pompage… Le CEDRE conçoit aussi, stocke et prête les barrages flottants, engins d’aspirations et tous équipements : très impressionnant et parlant !
Cela ne nous a quand même pas coupé l’appétit pour le menu moules/frittes dégusté tous ensemble au « Bout du Monde », cantine des Brestois bien connue de tous les bretons.
La voilerie « Incidences » nous a ensuite ouvert ses portes pour une visite assez privilégiée :
Stéphane Delanoé …aussi membre du club, nous en a montré les rouages:
Tout d’abord la table de coupe commandée par ordinateur, en liaison directe avec le bureau d’étude. Elle requiert un personnel très expert qui garanti ensuite la précision des assemblages (essentiellement par collage). Puis, nous avons vu l’immense plancher de montage, 2000 m2, qui occupe tout l’étage, GV en cours de montage, spis gigantesques en réparation …
Stéphane nous a expliqué la gamme extraordinaire des tissus, tissés, laminés, 4 D, (on les a touchés, tâtés) les tests complexes auxquelles sont soumis chaque rouleau de tissus (une voile doit être fabriquée à partir d’un seul et même rouleau), mais aussi le suivi des voiles (après utilisation en course, donc tests de résistance grandeur nature)… et la variété des clients dans le monde entier, coureurs célèbres en multicoques, transat de toutes sorte, Coupe América… mais aussi paquebots à voile … ou monsieur tout le monde.
On est sortis « décoiffés » par les côtés à la fois high-tech à la pointe de la recherche et profondément artisanaux de cette entreprise internationalement recherchée! Merci à Karen et Stéphane.
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